eco-tourisme

Publié le par sandrine


Vendredi matin a 6h, grand depart pour Ho Coc pour un week end de détente et de prospection (le projet etant de se trouver un petit carre de terre ou construire un petit paradis pour Kim-Ly).

En fait, nous avions repere Ho Coc en essayant de visualiser les bons spots de la cote sur Google Earth – ca avait l’air pas mal du tout. A quelques bornes au dessus de Vung Tau. On ne se souvenait pas que c’etait pas loin de la, a Ho Cham, que nous avions tourne notre film « Rokovoko », ni que c’etait la qu’avait ete Olive il y a quelques mois, suivit d’Anna. Tous deux avaient trouve ca genial. Ils nous avaient par contre conseille d’aller dans un autre resort que celui ou ils etaient restes – le leur etant un peu trop cheap pour nous avec Kim-Ly. On booke donc a l’eco-resort de Ho Coc, online d’abord, une fois, puis - n’ayant pas de confirmation - deux fois, puis au bout de quelques tentatives on les a au bout du fil pour re-booker. La receptioniste nous annonce aussi que le seul moyen de venir a partir de Vung Tau etait le taxi et qu’il nous en couterait 500000 dongs aller – oups ! Nous avions achete des billets de bateau Saigon / Vung Tau, heureusement ils sont valable 6 mois ; on oublie donc l’option bateau + taxi pour envisager le seul moyen de transport collectif reliant directement Saigon a Ho Coc : le car.

Depart donc de la gare routiere de Mien Dong a 7h. Montes parmi les premiers, on arrive a avoir deux places convenables – Bert bien sur un peu serre des genoux parce que quand on a des jambes plus longues que les miennes, elles ne rentrent pas dans l’espace qui separe deux rangees de sieges.

Comme toujours dans ces genres de cars, il y a un rabatteur qui attrappe les gens sur le bords de la route pour les emmener. Tres rapidement, il n’y a plus de place et des places sont improvisees dans le couloir du milieu avec des tabourets. Un pere avec sa fille sur les genoux se retrouvent dans le couloir juste a cote de Bert qui doit elaborer une strategie pour pouvoir adosser son epaule sur son dossier (la strategie c’est que des qu’il a reussi a poser son epaule, il ne doit plus bouger d’un poil, sinon l’autre le gruge). 3 heures plus tard, le car nous depose sur la route, a 6km de la plage d’Ho Coc. On negocie un peu avec deux xe-om qui demandent 50000 par personne et nous voila en moto avec Kim-Ly sur mes genoux – bien installee et cramponnee, je vous rassure. Et puis au niveau circulation, c’est pas Saigon, on n’a croise aucune moto, ni voiture, ni pieton.

L’eco-resort de Ho Coc est une arnaque totale. Pour faire une pause cafe sur la plage, c’est assez sympatique mais si on reste un peu plus longtemps on se dit qu’il vaut mieux aller dans un equivalent a 5 dollars la nuit. Ce qui est assez gonfle, c’est d’afficher 4 etoiles en dessous de leur enseigne Eco-resort. Je pense egalement que nous avions une fausse definition du « eco » de « eco-resort » qui doit en fait signifier ici economie (pas pour le client mais pour le directeur du resort). Economie de personnel, economie de nettoyage, economie de choses disponibles sur le menu du restaurant, et economie sur les materiaux dans la construction des bungalows... Au premier abord, ceux-ci sont plutot rigolos : une cabane en bois perchee dans un arbre. Puis on se rend compte (meme si c’est plus difficile a voir sur un sol en planches que sur un sol en carreaux blancs) que l’interieur est un peu crado. La salle de bain est juste une cuvette de WC surmontee d’une douche dans un petit cocpit en (eco-) plastique. Le tronc de l’arbre sur lequel est perchee la cabane est en fait en (eco-)beton. Et le bungalow ainsi que tous les bungalows voisins sont plantes certes a 10m de l’eau sur la plage, mais sur un terrain vague ou il y a encore les gravats de... peut-etre la construction des bungalows il y a quelques annees.... ? Seul coin pour se poser devant notre bungalow, un banc de pierre casse.



La baie de Ho Coc est magnifique, a ce niveau la pas de probleme, mais voila, c’est un peu une annexe des plages de Vung Tau. Probablement parce qu’il y a Binh Chau pas tres loin a visiter. Ce site avec sa source d’eau chaude (on peut y faire cuire un oeuf) est en fait un grand parc d’attractions avec des jeux, des coins a baignades, des restos et des hotels. La visite de Binh Chau (qu’on n’a pas faite, on se reserve ca pour next time !!) s’accompagne forcement d’une petite halte sur la plage d’Ho Coc. D’ou la possibilite de louer, a l’ECO-resort et dans les 3-4 boui-bouis d’a cote, les tables du restaurant pour pouvoir pique-niquer. Resultat : des cure-dents, serviettes et sac en plastique par terre et aussi un peu quand meme dans la mer...


Pour ponctuer quelques ballades tout de meme tres agreables sur la plage, nous nous sommes installes aux petites tables en (eco-)plastique du restaurant 3 fois dans la journee de vendredi : pour dejeuner, pour prendre un cafe, puis pour le diner. A chaque fois on a du changer de table car si celle-ci avait quand meme ete debarrassee, elle n’avait pas ete nettoyee (ben oui, 4 etoiles, pas 5 !). Je pense qu’on devrait pour ca mettre 5 etoiles a Madame Cafe...

Notre ECO-resort 4 etoiles a ete pris d’assaut une bonne partie de la journee de vendredi. Samedi matin au petit dej, les restes des pique-niqueurs etaient encore la, pas tres agreable... On a reussi a trouver une table propre, il y avait juste un coton tige sale au pieds. 7h30, on a fait barboter un peu Kim-Ly pour la premiere fois dans la mer – pieds dans le sable pour la premiere fois aussi.... Et puis on s’est dit que ca y est, c’etait bon, on pouvait rentrer a Saigon. La prospection ce sera pour une prochaine fois car louer une moto coute 3 fois plus cher qu’a Saigon ; enfin bon on s’est mal organises. Il faudra qu’on parte dans d’autres conditions pour pouvoir visiter un peu les environs la prochaine fois. On est alles prevenir la reception qu’on s’en allait en fin de matinee au lieu de dimanche, Bert leur a explique pourquoi on partait et pourquoi on ne reviendrait pas. La farce finale, c’etait Bert qui demande a la receptionniste : «  Euh ici, c’est bien un eco-resort, c’est ca ? ».

« Non, non, l’eco-resort, c’est a Binh Chau ! »

« Mais ici, il y a ecrit Eco-Resort ! »

« Euh oui mais en fait c’est a Binh Chau. »

« Ahhhhh ! Alors ici c’est pas eco ?! »

« Non »

Voilaaaaa !!!! Tout s’explique !

Mieux vaut en rire.

A present le retour. Premiere chouette aventure de Kim-Ly. Nous reprenons deux xe-oms qui nous amenent sur la grand route, la ou le car nous avait depose la veille. Celui-ci part de Binh Chau a 10h donc il est sense passer plus ou moins entre 10 et 11h et la, il faut sauter dedans !

On est en avance, 9h30, on prend un cafe et la vendeuse nous previent lorsqu’elle voit arriver de loin le car pour Saigon. En 3 secondes on se retrouve tous les 3 sur la marche du car qui redemarre, on me prend Kim-Ly des bras pour que je puisse aller m’installer dans le trou qu’on vient de me faire a l’avant du bus, juste derriere le chauffeur, Bert est envoye quelque part derriere, on me remet Kiki sur les genoux et c’est parti !! Devant, nous sommes tous assis sur une partie surelevee du car. Moi je suis sur un vrai siege qu’on partage a 3 (+ Kim-Ly = # et demie), mais avec les genoux sous le menton car le plancher est au meme niveau et il y a plein de sac sous et maintenant sur mes pieds. Sur deux rangees (celle du chauffeur + celle derriere lui), nous sommes 9 adultes + 4 enfants de 8 mois a 12-13 ans. A ma gauche, une jeune plutot ronde – le retroviseur me renvoie l’iamge d’elle collee a un bout de mon bras ; la largeur de ses bras fait deux fois la mienne. Pour compenser, a ma droite, une petite mamie. Ses cuisses font la taille de mes bras et ses genoux de mes coudes. C’est impressionnant ! A sa main gauche qui ressemble a du cuir, il manque toutes les phalanges du bout.

Kim-Ly, apres avoir etudie un peu tout les gens autour, s’est endormie pour toute la duree du trajet. A un moment, la femme qui vend les billets donne une alerte et je vois 5 personnes devant et a cote de moi s’allonger. On passe tranquillement a cote du barage de police et tout le monde se releve. Une demi-heure avant l’arrivee, un des gamins fait pipi dans son short. Sa mere lui enleve et le pose sur le chapeau conique de la mamie sans phalange a cote de moi. Je me tourne un peu de l’autre cote pour plutot respirer l’air du dehors, je me dis que j’ai eu de la chance que personne de ma rangee n’ait vomit.

Vers 13h30, arrivee a Saigon. Comme (quasiment) toujours, heureux de retrouver notre petit confort.

 

Publié dans tourist

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flo 01/06/2008 22:52

Oui, ça me rappelle des souvenirs! La dernière fois qu'on a pris le car au Vietnam, un gars installé deux places devant nous crachait par la fenêtre des glaviaux au riz qui explosaient contre le rebord de la fenêtre en nous écalboussant... Heureusement que c'était pas les sacs de vomis que jetaient par la fenêtre les viets du fond du bus...