je n'ai besoin de personne

Publié le par sandrine

En tant que vraie sauvage, j'ai toujours considéré qu'il était plus pratique de tout faire moi-même plutôt que d'entrer en communication avec une personne susceptible de m'aider (moyennant argent ou pas), même si celle-ci possède les compétences nécessaires et que je n'ai pas... Ici, ce sentiment se renforce encore plus, faire appel à un « professionnel » pour tel ou tel service s'avère souvent beaucoup plus épuisant (et décevant) que de se débrouiller tout seul...

Depuis quelques jours, la moindre activité de plus d'une heure me terrasse complètement, pourtant lundi, alors que j'ai passé la journée assise à la table de la cuisine, celle-ci a été encore plus épuisante que les autres... Ca a commencé avec le tuyau d'évacuation de l'évier qui s'est détaché dimanche pendant que je faisais la vaisselle et qui a terminé en inondation du salon... Il ne m'a pas fallu 5 secondes (et une peur bleue au moment où j'ai glissé et failli me prendre un bon vol) pour décider qu'il vallait mieux faire appel à un professionnel pour faire une réparation qui tienne, plutôt que de bricoler le truc moi-même... Seulement au final je me retrouve avec mon bon vieux tuyau pourri raccroché par un bout de fil de fer – que j'ai bien observé et y a pas de doute, même sans formation plomberie accélérée, j'aurais pu le faire moi-même...). Soit. Ca fait plus de deux ans que je vis ici, donc je sais que c'est normal...Surtout que notre plombier professionnel était en fait avant tout électricien professionnel et qu'on l'avait appelé (via notre proprio) pour nous faire quelques travaux d'électricité. Ce qu'il a fait plus ou moins bien en une journée, mais en oubliant quand même quelques vis (enfin plutôt en considérant que si ça tient avec une seule vis, pourquoi en mettre 4? Logique...).

J'ai aussi revu mon assistant, embauché pour m'aider à produire plus vite ma série de sculptures en béton. Comme il n'avait pas trop le temps de venir ici tous les jours, j'ai accepté qu'il emmène mes modèles pour en faire des moules chez lui, seulement il n'a eu le temps d'en faire que deux en 6 jours (contrat de départ 14 en 10 jours) – et pendant ce temps, comme je n'avais plus mes modèles, ben je ne pouvais pas avancer de mon coté... Mais bon, il est super gentil et appliqué alors c'est dur de s'énerver... Seulement j'ai perdu une semaine en voulant gagner du temps, c'est agaçant... J'ai donc décidé lundi soir de me débrouiller toute seule avec mes sculptures et tant pis, la livraison aura lieu avec du retard...

Jusqu'à hier soir où mon corps a subitement dit non. Non à la succession intense de positions accroupie/debout, à la respiration de poussière de ciment, et au déplacement de charges lourdes (moules en platres remplis de ciment), à la chaleur dans l'atelier... Une petite alerte qui m'a presqu'autant fait peur qu'à Bert. J'ai interdiction de continuer maintenant, et je me mets à la recherche d'un autre assistant plus dispo...

Pas facile, cette situation qui nous donne un petit aperçu de quand notre corps va vraiment se dégrader définitivement... Un petit aperçu de la vieillesse – qui du coup est peut-être mieux vécue par les femmes?...

Sans transition, mercredi soir, l'anniv de Delphine, encore loin de ce stade car elle vient d'avoir 33 ans... Petit diner au restaurant Ngoc Suong.

avec le gateau, apporté au milieu du repas, entre le riz et le poisson...

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